Le titre « le détenu qui avait invectivé Nicolas Sarkozy à la Santé « voulait le buzz » » correspond à un article qui vient d’être mis en ligne.
Antoine Blanchet
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« Je veux me réinsérer pour le bien de cette société ». Dans le box, Iliès en impose par sa stature. Le jeune homme de 28 ans le dit avec aplomb : il a commis un crime et il l’assume. Emprisonné pour une affaire d’extorsion jugée aux assises, il est pourtant dans le box du tribunal de Paris pour ue autre raison ce vendredi 19 décembre 2025. En octobre dernier, alors que Nicolas Sarkozy venait de faire son entrée à la prison de la Santé aprsarkozy déé sa condamnation dans l’affaire du financement libyen, le jeune détenu s’était filmé en train d’invectiver l’ancien président. Poursuivi pour menaces de mort, il a finalement été relaxé pour ces faits.
« Je trouvais que Nicolas Sarkozy avait des avantages »
Depuis le tournage du clip qui a été visionné des millions de fois, le prévenu a complètement changé de posture. Jugé avec un de ses deux coprévenus, il reconnaît être l’auteur des faits, après avoir nié durant les investigations. « Mais pourquoi », l’interroge la présidente. « Pour être franc, je trouvais que Nicolas Sarkozy avait des avantages en détention. En trois ans, j’ai mis du temps à avoir un parloir. Lui en une heure, ils ont été activés », justifie Iliès, qui admet aussi s’ennuyer dans sa cellule et avoir cherché le buzz. « Ça me permettait d’entrer en contact avec les gens », explique-t-il. « Et vous voici en comparution immédiate », lui lance la juge.
Les juges l’interrogent sur les différents propos tenus dans la vidéo qui l’ont amené ici pour menaces de mort. « On va venger Kadhafi ». Pour le procureur, c’est clair, c’est une référence au lynchage subi par le dirigeant libyen en 2011. Iliès dément. « J’appelle ça des propos de manifestants. Je voulais rien faire. J’avais vu un reportage sur Kadhafi, ça parlait d’argent », rétorque-t-il. « Il va passer une sale détention », autre phrase criée dans la vidéo, est aussi passée au crible. « C’est pour exprimer que les détenus vont lui compliquer son sommeil », répond-il au tacotac.
« Ça criait dans tous les sens »
À côté de lui, son ancien compagnon de cellule, jugé pour complicité, mais finalement condamné pour utilisation illicite d’un téléphone en détention, évoque une « euphorie » dans la prison à l’arrivée de Nicolas Sarkozy. « Ça criait dans tous les sens », affirme Ange, emmitouflé dans sa grosse parka. Lui est en prison pour trafic de stupéfiants. Les deux hommes qui partageaient la cellule avec un troisième détenu et matelas au sol, sont désormais séparés. Iliès est à Fleury-Mérogis (Essonne). « Je n’ai plus d’accès aux activités. Je ne fais que la promenade », décrit-il. Son coprévenu est désormais à Osny.
« Le caractère public d’une personnalité ne peut pas dire qu’on peut tout lui faire subir », sermonne l’avocat de Nicolas Sarkozy dans sa plaidoirie. Le pénaliste évoque « la violence du choc et la peur qu’on peut ressentir lorsque l’on est menacé ». « À ce moment-là, mon client vivait une épreuve difficile », argue-t-il. Il demande 100 euros de dédommagements aux deux détenus pour le préjudice.
Face à ces deux jeunes hommes, le parquet ne fait pas dans la dentelle. C’est d’ailleurs à l’iniative du ministère public que les investigations ont été lancées. Une expertise de comparaison de voix a même été utilisée pour déterminer qui parlait dans la vidéo. « On n’est pas sur une revendication politique ou une différence de traitement. Ce sont des menaces réitérées », fustige le magistrat. Contre Ange, il demande quatre mois ferme avec maintien en détention. Contre Iliès, un annnée d’empirsonnement en plus de celles à purger.
Relaxés pour les menaces de mort
La lourde peine requise contre le vidéaste carcéral ne peut manquer de faire réagir son avocat, qui choisit la carte du sarcasme. « Je vous esns géné de requérir un an, alors que vous requerrez six ans pour une affaire d’association de malfaiteurs et de traitement avec un terroriste », jette-t-il à la figure du procureur, évoquant sans le dire l’affaire qui a vu Nicolas Sarkozy condamné en première instance.
Le pénaliste épluche lui aussi les phrases de la vidéo, mais avec pour objectif de les purger de toute teneur menacante. « Il dit » en dessous c’est le mitard. Tout le monde crie. Il va passer une mauvaise détention «. Il évoque clairement le fait que Nicolas Sarkozy n’arrivera pas à dormir. Lui-même l’a mis dans son livre de Monte-Cristo que ça criait tout le temps », abonde-t-il. Même chose pour la référence à Kadhafi : « Vous pensez que celui-là allait décapiter Nicolas Sarkozy ? ».
Finalement, le tribunal correctionnel est allé dans ce sens. Les juges ont estimé que les propos tenus ne constituaient en rien des menaces de mort. Les deux hommes ont été relaxés de cette infraction. Ils ont cependant été condamnés à six et quatre mois de prison pour détention de téléphone portable.
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