{"id":546,"date":"2023-07-05T15:05:44","date_gmt":"2023-07-05T13:05:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tribunal-nature.org\/blog\/lechec-de-la-reclamation-derivee-de-clienthearth-contre-shell-fait-echo-a-ia-merchants-of-doubt-renvoie-a-laction-neerlandaise-milieudefensie\/"},"modified":"2023-07-05T15:05:44","modified_gmt":"2023-07-05T13:05:44","slug":"lechec-de-la-reclamation-derivee-de-clienthearth-contre-shell-fait-echo-a-ia-merchants-of-doubt-renvoie-a-laction-neerlandaise-milieudefensie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tribunal-nature.org\/blog\/lechec-de-la-reclamation-derivee-de-clienthearth-contre-shell-fait-echo-a-ia-merchants-of-doubt-renvoie-a-laction-neerlandaise-milieudefensie\/","title":{"rendered":"L\u2019\u00e9chec de la r\u00e9clamation d\u00e9riv\u00e9e de ClienthEarth contre Shell fait \u00e9cho \u00e0 ia Merchants of Doubt \u2013 renvoie \u00e0 l\u2019action n\u00e9erlandaise Milieudefensie."},"content":{"rendered":"
Une note tardive sur ClientEarth contre Shell Plc & Ors (Re Prima Facie Case) [2023] EWHC 1137 (Ch) dans laquelle Trower J a refus\u00e9 d\u2019autoriser Client Earth (en qualit\u00e9 d\u2019actionnaires de Shell) \u00e0 intenter une action d\u00e9riv\u00e9e au lieu de Shell contre les administrateurs de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n
Les manquements all\u00e9gu\u00e9s dans la r\u00e9clamation de ClientEarth r\u00e9sulteraient d\u2019actes et d\u2019omissions des administrateurs li\u00e9s \u00e0 la strat\u00e9gie de gestion des risques li\u00e9s au changement climatique de Shell, telle que d\u00e9crite dans la documentation pertinente de l\u2019entreprise. Elle all\u00e8gue \u00e9galement des manquements li\u00e9s \u00e0 la r\u00e9ponse des administrateurs \u00e0 l\u2019ordonnance rendue par le tribunal de district de La Haye en D\u00e9fense environnementale contre Royal Dutch Shell plc<\/i> que j\u2019ai revu ici.<\/p>\n
[3]:<\/p>\n
Si la l\u00e9gislation impose \u00e0 un actionnaire l\u2019obligation d\u2019obtenir l\u2019autorisation d\u2019exercer une action d\u00e9riv\u00e9e, c\u2019est qu\u2019une telle action constitue une exception \u00e0 l\u2019un des principes les plus \u00e9l\u00e9mentaires du droit des soci\u00e9t\u00e9s : il s\u2019agit pour une soci\u00e9t\u00e9, agissant par l\u2019interm\u00e9diaire de son droit constitutionnel propre organes, et non un ou plusieurs de ses actionnaires, pour d\u00e9terminer s\u2019il y a lieu ou non de poursuivre une cause d\u2019action qui peut \u00eatre \u00e0 sa disposition. ClientEarth doit donc d\u00e9montrer que les circonstances limit\u00e9es et restreintes dans lesquelles il convient que le tribunal l\u2019autorise, en tant qu\u2019actionnaire de Shell, \u00e0 poursuivre une action d\u00e9riv\u00e9e contre les Administrateurs pour manquement \u00e0 une obligation sont pr\u00e9sentes.<\/p>\n
On dit que l\u2019\u00e9tape actuelle du processus fournit un filtre pour les cas \u00ab\u00a0non m\u00e9ritoires\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0clairement indignes\u00a0\u00bb, avec surtout [5] le demandeur devant d\u00e9montrer que sa demande \u00e9tablit une \u00e0 premi\u00e8re vue<\/i> l\u2019affaire avant la tenue d\u2019une audience de fond. JLa demande d\u2019autorisation de fond est \u00e9nonc\u00e9e \u00e0 la p.263 du CA 2006, \u00e0 laquelle\u00a0:<\/span><\/p>\n i) le paragraphe 263(2) pr\u00e9voit qu\u2019une demande d\u2019autorisation doit \u00eatre refus\u00e9e si le tribunal est convaincu (a) qu\u2019une personne agissant conform\u00e9ment \u00e0 son devoir de promouvoir le succ\u00e8s de l\u2019entreprise ne chercherait pas \u00e0 poursuivre la r\u00e9clamation ou ( b) \/ (c) que tout acte ou omission \u00e0 l\u2019origine de la cause d\u2019action a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 ou ratifi\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 avant ou depuis qu\u2019il s\u2019est produit\u00a0;<\/p>\n ii) le paragraphe 263(3) pr\u00e9voit un certain nombre de facteurs discr\u00e9tionnaires que le tribunal doit prendre en compte pour rendre sa d\u00e9cision \u2013 ils sont (a) si le membre concern\u00e9 agit de bonne foi en cherchant \u00e0 poursuivre la r\u00e9clamation, ( b) l\u2019importance qu\u2019une personne agissant conform\u00e9ment \u00e0 son devoir de promouvoir le succ\u00e8s de l\u2019entreprise attacherait \u00e0 la poursuite de celle-ci, (c) \/ (d) si un acte ou une omission \u00e0 l\u2019origine de la cause d\u2019action serait susceptible d\u2019\u00eatre autoris\u00e9 ou ratifi\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9, (e) si la soci\u00e9t\u00e9 a d\u00e9cid\u00e9 de ne pas poursuivre la r\u00e9clamation et (f) si l\u2019acte ou l\u2019omission \u00e0 l\u2019\u00e9gard duquel la r\u00e9clamation est intent\u00e9e donne lieu \u00e0 une cause d\u2019action que le membre pourrait poursuivre en son propre droit plut\u00f4t qu\u2019au nom de l\u2019entreprise\u00a0; autre<\/p>\n iii) le tribunal est \u00e9galement tenu par l\u2019article 263(4) de la CA 2006 d\u2019accorder une attention particuli\u00e8re \u00e0 toute preuve devant lui quant aux opinions des membres de la soci\u00e9t\u00e9 qui n\u2019ont aucun int\u00e9r\u00eat personnel, direct ou indirect, dans l\u2019affaire.<\/p>\n [14] Les devoirs invoqu\u00e9s par ClientEarth comprennent deux des devoirs g\u00e9n\u00e9raux statutaires dus par les Administrateurs \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 en vertu de l\u2019article 170 du CA 2006\u00a0: le devoir de promouvoir le succ\u00e8s de la Soci\u00e9t\u00e9 (article 172 du CA 2006) et le devoir de exercer un soin, une comp\u00e9tence et une diligence raisonnables (p.174 des CA 2006).<\/p>\n [16] Les devoirs des administrateurs comprendraient \u00e9galement ce qui est all\u00e9gu\u00e9 comme six incidents n\u00e9cessaires des devoirs statutaires \u00ab lors de l\u2019examen du risque climatique pour une entreprise telle que Shell \u00bb. Ceux-ci sont dits par ClientEarth comme \u00e9tant\u00a0:<\/span><\/p>\n i) le devoir de porter des jugements concernant le risque climatique fond\u00e9s sur un consensus raisonnable d\u2019opinions scientifiques\u00a0;<\/p>\n ii) une obligation d\u2019accorder un poids appropri\u00e9 au risque climatique ;<\/p>\n iii) une obligation de mettre en \u0153uvre des mesures raisonnables pour att\u00e9nuer les risques pesant sur la rentabilit\u00e9 financi\u00e8re \u00e0 long terme et la r\u00e9silience de Shell dans la transition vers un syst\u00e8me et une \u00e9conomie \u00e9nerg\u00e9tiques mondiaux align\u00e9s sur l\u2019objectif de temp\u00e9rature mondiale de 1,5\u00b0c dans le cadre de l\u2019Accord de Paris sur le changement climatique 2015 (\u00ab\u00a0GTO\u00a0\u00bb);<\/p>\n iv) une obligation d\u2019adopter des strat\u00e9gies qui sont raisonnablement susceptibles d\u2019atteindre les objectifs de Shell pour att\u00e9nuer le risque climatique\u00a0;<\/p>\n v) un devoir de s\u2019assurer que les strat\u00e9gies adopt\u00e9es pour g\u00e9rer le risque climatique sont raisonnablement sous le contr\u00f4le des administrateurs actuels et futurs\u00a0; autre<\/p>\n vi) le devoir de veiller \u00e0 ce que Shell prenne des mesures raisonnables pour se conformer aux obligations l\u00e9gales applicables.<\/p>\n [21] ClientEarth ne propose aucune strat\u00e9gie sp\u00e9cifique qu\u2019il oblige le Conseil \u00e0 adopter. Au lieu de cela, il all\u00e8gue que l\u2019approche actuelle de l\u2019Office se situe en dehors de l\u2019\u00e9ventail des r\u00e9ponses raisonnables au risque de changement climatique. [26] ClientEarth doit montrer que l\u2019approche actuelle des administrateurs se situe en dehors de la gamme des r\u00e9ponses raisonnables au risque de changement climatique et causera un pr\u00e9judice aux membres de Shell.<\/p>\n Les avocats des conflits seront int\u00e9ress\u00e9s par le two les devoirs suppl\u00e9mentaires qui sont appel\u00e9s les obligations suppl\u00e9mentaires [22]. Ils sont que, conform\u00e9ment \u00e0 la common law anglaise et au droit n\u00e9erlandais respectivement, un administrateur qui a connaissance d\u2019une ordonnance du tribunal est tenu de prendre des mesures raisonnables pour s\u2019assurer que l\u2019ordonnance est respect\u00e9e. Ceci est all\u00e9gu\u00e9 comme un pr\u00e9curseur de l\u2019all\u00e9gation de ClientEarth selon laquelle Shell n\u2019a pas respect\u00e9 l\u2019ordonnance n\u00e9erlandaise. Shell soutient qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019obligation reconnue des administrateurs envers une soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle ils exercent leurs fonctions de s\u2019assurer qu\u2019ils se conforment aux ordonnances d\u2019un tribunal \u00e9tranger et Trower J convient qu\u2019une telle autorit\u00e9 n\u2019existe pas\u00a0: [23] il tient que <\/span><\/p>\n alors qu\u2019un administrateur d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 est l\u00e9galement tenu de prendre des mesures raisonnables pour s\u2019assurer qu\u2019une ordonnance rendue par un tribunal anglais est respect\u00e9e, l\u2019affaire sur laquelle ClientEarth s\u2019est appuy\u00e9e (Procureur g\u00e9n\u00e9ral de Tuvalu contre Philatelic Distribution Corpn<\/i> [1990] 1 WLR 926 \u00e0 936E-F) n\u2019est pas une autorit\u00e9 pour la proposition qu\u2019il existe une telle obligation due par les administrateurs \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 elle-m\u00eame, qui est s\u00e9par\u00e9e ou distincte des obligations qu\u2019ils doivent \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 telles que codifi\u00e9es dans la partie 10, chapitre 2 de CA 2006. <\/span><\/p>\n autre [24]<\/p>\n la nature et l\u2019\u00e9tendue des devoirs des Administrateurs envers Shell sont r\u00e9gies par le droit anglais en tant que loi de constitution de Shell, dont le point sous-jacent est le m\u00eame. Il n\u2019y a pas d\u2019obligation \u00e9tablie en droit anglais distincte ou distincte des obligations g\u00e9n\u00e9rales des administrateurs envers Shell en vertu de la CA 2006, qui les oblige \u00e0 prendre des mesures raisonnables pour s\u2019assurer que l\u2019ordonnance d\u2019un tribunal \u00e9tranger est respect\u00e9e, et encore moins pour assurer le respect de cette ordonnance. commande. Il s\u2019ensuit que, m\u00eame si, en vertu du droit n\u00e9erlandais, les Administrateurs \u00e9taient tenus envers Shell de prendre des mesures raisonnables pour s\u2019assurer que l\u2019Ordonnance n\u00e9erlandaise est respect\u00e9e, cela serait sans rapport avec les r\u00e9clamations recherch\u00e9es dans la pr\u00e9sente proc\u00e9dure, r\u00e9gie tels qu\u2019ils sont par la loi anglaise. En ce qui concerne les r\u00e9clamations potentielles de Shell contre les administrateurs, la seule question est de savoir si leur r\u00e9ponse \u00e0 l\u2019ordonnance n\u00e9erlandaise les a rendus en violation d\u2019une obligation de droit anglais.<\/p>\n Aucune r\u00e9f\u00e9rence ici \u00e0 quoi que ce soit comme la confiance mutuelle, comme par les tribunaux n\u00e9erlandais dans Heirs to the Sultan of Sulu v Malaysia.<\/p>\n [25] le juge se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 Lord Wilberforce dans Howard Smith Ltd contre Ampol Ltd<\/i> [1974] AC 821 \u00e0 832E\/F\u00a0: \u00ab\u00a0Il n\u2019y a pas d\u2019appel sur le fond des d\u00e9cisions de la direction devant les tribunaux\u00a0: les tribunaux ne supposeront pas non plus qu\u2019ils agissent comme une sorte de conseil de surveillance sur les d\u00e9cisions relevant des pouvoirs de la direction qui sont honn\u00eatement prises.\u00a0\u00bb Un rappel classique de l\u2019examen au fond contre le contr\u00f4le judiciaire, en d\u2019autres termes.<\/p>\n Vient ensuite une discussion sur les preuves (je ne pense pas que le CPR aurait autoris\u00e9 les preuves d\u2019experts \u00e0 ce stade, nb donc les preuves sont fournies par des experts internes) pr\u00e9sent\u00e9es au tribunal par ClientEarth et le long et le court de celui-ci appartient au juge d\u00e9couverte [47] ce<\/p>\n \u00ab\u00a0les preuves ne supportent pas une \u00e0 premi\u00e8re vue<\/i> cas o\u00f9 il existe une m\u00e9thodologie universellement accept\u00e9e quant aux moyens par lesquels Shell pourrait \u00eatre en mesure d\u2019atteindre les r\u00e9ductions cibl\u00e9es vis\u00e9es dans l\u2019ETS. Cela signifie qu\u2019il est tr\u00e8s difficile de traiter ce qui est dit comme fournissant une base de preuve appropri\u00e9e pour all\u00e9guer qu\u2019aucun conseil d\u2019administration raisonnable ne pourrait correctement conclure que la voie vers la r\u00e9ussite est celle qu\u2019il a adopt\u00e9e.\u00a0\u00bb<\/p>\n \u00c0 la lumi\u00e8re de l\u2019abandon effectif par Shell de l\u2019engagement climatique au-del\u00e0 de l\u2019\u00e9coblanchiment (je me rends compte que je ne m\u00e2che pas mes mots ici, mais le renversement climatique de l\u2019entreprise sous la direction de son nouveau PDG est commercialis\u00e9 \u00e0 dessein pour attirer les investisseurs), c\u2019est \u00e0 mon humble avis une mauvaise approche du test. Cela souligne \u00e9galement la trag\u00e9die des d\u00e9fis \u00e0 multiples facettes du changement climatique\u00a0: en raison de l\u2019ampleur du d\u00e9fi, aucune approche singuli\u00e8re n\u2019est \u00e0 elle seule efficace ou suffisante, mais les opposants \u00e0 l\u2019action climatique l\u2019utilisent comme \u00e9cran de fum\u00e9e pour \u00e9blouir les juges avec un labyrinthe. de l\u2019inaction. L\u2019approche des marchands de doute de l\u2019industrie a clairement fonctionn\u00e9 ici.<\/p>\n Quant au jugement n\u00e9erlandais, le juge n\u2019est pas convaincu de la nature de ce que le jugement ordonne r\u00e9ellement, et l\u00e0 aussi, les r\u00e8gles du CPR sur la preuve semblent avoir mis un frein \u00e0 l\u2019ouvrage (l\u2019avis du professeur Toon van Mierlo n\u2019\u00e9tant pas adress\u00e9 au tribunal etc. : [53]).<\/p>\n [63] le juge ajoute obiter qu\u2019\u00e0 la lumi\u00e8re de la de minimis<\/i> l\u2019\u00e9tendue de l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019actionnaire de ClientEarth dans Shell, il faut mettre en doute son int\u00e9r\u00eat ult\u00e9rieur plut\u00f4t que d\u00e9riv\u00e9 dans la r\u00e9clamation. [64]<\/p>\n \u00ab\u00a0Il me semble que lorsque l\u2019objectif principal de porter plainte est une arri\u00e8re-pens\u00e9e sous la forme de faire avancer le propre programme politique de ClientEarth avec la cons\u00e9quence que, sans cette fin, la plainte n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 port\u00e9e du tout, elle ne sera pas ont \u00e9t\u00e9 amen\u00e9s de bonne foi. La raison en est qu\u2019il sera clair pour ClientEarth qu\u2019il utilise une proc\u00e9dure exceptionnelle sous la forme d\u2019une action d\u00e9riv\u00e9e, dans un but autre que celui pour lequel la l\u00e9gislation l\u2019a rendu disponible. Si, d\u2019apr\u00e8s les \u00e9l\u00e9ments de preuve apport\u00e9s par la requ\u00e9rante, cette question reste ouverte et sans r\u00e9ponse, ind\u00e9pendamment de ce que Shell pourrait dire lors de l\u2019audience au fond, le tribunal ne peut pas \u00eatre convaincu que ClientEarth agit de bonne foi, une situation qui comptera fortement contre une conclusion qu\u2019il a \u00e9tabli un \u00e0 premi\u00e8re vue<\/i> demande d\u2019autorisation.<\/p>\n Ia l\u2019approche du juge [65] du motif accessoire de l\u2019actionnaire, j\u2019imagine, doit pouvoir faire l\u2019objet d\u2019un appel en tant que point de droit.<\/p>\n Geert.<\/p>\nComme \u00e7a:<\/h3>\n